Conduire à Istanbul !

 

voiture

Certains diront que… je suis fonceuse et courageuse, d’autres… naïve et inconsciente …surement un mix de tout ça…je vous laisse faire votre choix

C’est donc forte d’une première expérience à Dubaï et accompagnée de ma tante…

Ce petit être subtil et délicat dont je vous ai déjà parlé qui pourrait passer sa vie à manger et faire des mots fléchés ( je la soupçonne secrètement de vouloir se réincarner en morceau de Munster sur pain grillé !)

…que je décidais de ne plus me faire véhiculer après seulement 15 jours d’ancienneté !

Voiture de loc en main…nous voici aidées d’un GPS pour trouver notre chemin ! Direction un mall que nous mimes deux fois plus de temps à trouver que celui estimé! Mais jusqu’ici tout allait plutôt bien hormis bien sûr cette conduite stambouliote qui consiste à faire l’opposé de ce que l’on t’a toujours enseigné ( feux rouges/priorité/civilité/klaxon qu’en cas d’urgence/ se garer en double file etc) Si par malheur tu as besoin de te rabattre pour sortir ou changer de file, les locaux préféreront que tu te craches sur une barrière d’autoroute plutôt que de perdre 5 secondes et ça sans aucun doute !) Chaque centimètre de grappillé est pour le « local » une grande fierté ! ( par ailleurs des gens charmants, accueillants, bienveillants nous le verrons ultérieurement !)

Sur le chemin du retour les choses finirent par se gâter …après avoir effectué trois fois en boucle le même trajet…non je ne suis pas complètement demeurée mais le GPS me demandait de prendre des directions qui n’étaient pas indiquées ou me donnait des directives que j’avais du mal à appliquer :

Restez à droite sur la file de gauche et faites demi-tour en restant au milieu !

…nous n’arrivions toujours pas à rentrer !

Plus le temps passait…plus le stress montait …nous devions être à l’appart pour réceptionner Corentin qui rentrait en school bus…plus le temps de se tromper nous devrions y être dans les 20 minutes à tout casser !

Voilà que nous nous engouffrions dans une ruelle paumée où se trouvaient casses et garages improvisées ! J’étais en train de me demander comment il serait possible de se croiser tant la chaussée était étriquée…que l’homme de la voiture d’en face me hurlait à l’aide de grands signes d’avancer…je m’exécutais quand …..CRACHHHHHHKKK…je fus bloquée …sur le camion garé sur le côté !!!

Sans titre

Ulcérée je sortais de la voiture pour constater les dégâts…pendant qu’une nuée d’hommes autour de nous s’agglutinait !  Ils parlaient, je ne comprenais pas… et en bonne française je filmais la scène me préparant au constat !

Je n’eus d’autre choix que d’appeler l’assistante (parfaitement bilingue) de Florent pour qu’elle envoie en urgence le chauffeur récupérer Corentin… et qu’elle me fasse la traduction de ce qui se passait sur le terrain !

Si je donnais un petit billet…je pourrais m’en aller ! Ah ?!!!!! Ok : affaire classée !

Je n’étais même pas certaine que ce soit moi qui l’ai autant abîmé…mais vous comprendrez aisément que je fis le choix de ne pas trop la ramener ! Ce n’était sans doute pas le moment …de vouloir disserter sur le pourquoi du comment !

Nous reprîmes la route…lessivées mais toujours très concentrées ! Ma tante n’osait pas broncher alors qu’elle avait surement envie d’un petit goûter ou de fumer ! On frisait le surmenage et pour elle le temps qu’elle restait bloquée devait ressembler à un sevrage ;)

Les minutes défilaient (déjà 3 heures que nous aurions dû être rentrées) …le chauffeur, adorable m’envoyait des selfies de Corentin qui s’éclatait…et nous nous continuons de rouler…de rouler …de rouler…jusqu’à une pancarte qui indiquait un péage dans les 200 mètres qui suivaient !

Je bifurquais illico à la première sortie… et sur un check point pour poids lourds on atterrie !

Des hommes armés nous entouraient et je dus une fois de plus appeler l’assistante pour nous dépêtrer ! J’alternais avec le google traduction…pour étayer avec nos nouveaux copains la conversation… et le mime Marceau…afin d’expliquer que je ne comprenais pas les panneaux !

Florent qui fut mis au courant créa immédiatement un groupe WhatsApp pour mon exfiltration …et « Save Sophie ! » en fut le nom. Après nous avoir géolocalisé (tout au nord de la ville…nous habitons dans le sud !) le chauffeur viendrait accompagné de Corentin …pour nous sortir du pétrin !

Pendant ce temps, nos hôtes charmants (avec qui nous entamions des conversations à la pertinence relative… toujours aidées de Google et sa traduction approximative) …nous apportèrent de quoi nous désaltérer !

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Et c’est ainsi qu’hilares…perdues au milieu de nulle part…nous nous sommes photographiées…avec à la main nos verres de thé !

En effet nous ne cessions de nous répéter qu’il valait mieux en rire qu’en pleurer !

1 Comment on Conduire à Istanbul !

  1. Boutouili
    17 octobre 2018 at 21 h 31 min (2 mois ago)

    Merci merci pour ce moment de détente !!!
    Quelle bonheur de te lire !!!
    Je t’y voyais vraiment…

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